Un road-trip de 12 jours en Islande

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Partir en Islande pour une douzaine de jours : comment y aller ? Quand y aller ? Comment voyager sur place ?

Bref comment s’organiser.

On vous donne quelques pistes pour profiter au mieux de cette courte échappée dans un des plus beaux pays du monde…



Nous étions de retour en France depuis 6 mois avec la détermination profonde et ancrée de faire des économies… Et nous avons fauté. Un beau soir du mois de février, totalement par hasard et de manière fortuite nous avons fait un écart. Et pas des moindres.

En quelques heures nous avons décidé de nous embarquer pour un road-trip en Islande. En plein mois de mars. A la sortie de l’hiver et avant le printemps.

Un entre-deux qui nous attirait bien. Et un territoire dont on rêvait depuis un bout de temps.

« You only live once » dixit le petit sentiment de culpabilité qui pointait le bout de son nez après l’achat des billets.

Mais c’était fait, il fallait donc se lancer et planifier un peu plus en avant le voyage.

12 petits jours pour découvrir ce pays et en faire le tour par la route 1. Ce qui donne en pratique ça :

 

Nous avons donc visité un peu toutes les régions d’Islande (sauf le centre et le nord-est… un peu inaccessibles pour nous et notre van) et nous ferons un article pour chaque :

  • La péninsule de Reykjanes et Reykjavik
  • Le Sud de l’Islande
  • L’Est de l’Islande
  • Le Nord de l’Islande
  • L’ouest et ses Fjords

C’est un article que nous avons tenté de rendre le plus complet possible (donc un peu long) et avec quelques photos quand même. Mais pour simplifier les choses, voici le sommaire :

  1. Pourquoi l’Islande ?
  2. Quelles formalités pour aller en Islande ?
  3. Comment aller en Islande ?
  4. Quand partir ?
  5. Comment voyager sur place et où loger ?
  6. Qu’emporte-t-on en Islande ?

 

 

Pourquoi l’Islande ?

Oui bonne question : pourquoi choisir cette destination en plein mois de mars ? Ce n’est pas forcément le meilleur moment (d’après certains guides) et probablement pas là où il fait le plus chaud.

Mais l’Islande c’est le pays des amoureux des grands espaces. De la nature. Et de cette immersion dans ce qui fait que la Terre est belle : le sauvage.

Oui parce que finalement c’est un pays dans lequel la densité de population est de 3,2 habitants par km² (pour comparer, en France c’est environ 110 habitants par km²) et que si l’on aime la montagne, la mer, les volcans, les glaciers, les fjords, les oiseaux… bref si on aime la nature, on est servi !

Ah et puis c’est à une matinée de vol de la France…

 

Quelles formalités pour aller en Islande ?

L’Islande fait partie de l’espace Schengen ce qui signifie que pour le ressortissants français, belges ou encore luxembourgeois (et plein d’autres pays mais on vous laisse compléter la liste…) c’est tout simple d’aller en Islande, seul besoin : une pièce d’identité (carte nationale d’identité ou passeport) en cours de validité et hop !

En entrant ainsi avec sa seule pièce d’identité, il est possible de rester jusqu’à 90 jours sur le sol islandais. Au-delà, il faut s’inscrire sur un registre sur le site http://www.utl.is/index.php/en/.

En cas de doute, ou si vous voulez connaître les conditions pour les autres nationalités, voici un petit lien fort utile (en anglais…) : https://www.iceland.is/iceland-abroad/be/consular-services/visa/

 

 

Comment aller en Islande ?

L’avion

Oui, évidemment, comment aller en Islande, vous me direz en avion, puisqu’à la nage ça fait loin. C’est pas faux.

L’option la plus commune est donc de partir en avion avec Wowair, SAS ou Icelandair…

Et pour comparer les prix, on utilise les comparateurs de vols qui ont l’avantage de donner une vision globale des prix à une date donnée et avec un aperçu des différentes compagnies possibles (comme EasyVoyage par exemple) puis on prend ensuite notre billet directement sur le site de la compagnie si c’est moins cher (parfois on a en effet eu la surprise de voir que c’était moins cher sur les comparateurs…). Il faut donc tester les deux options jusqu’au paiement (sans payer hein…) pour voir.

Nous on a finalement pris nos billets sur Wowair avec un bagage en soute chacun (option qu’il faut payer à l’aller et au retour…) et nous en avons eu pour 430 euros à deux.

Ce qui nous a semblé être un très bon prix : 215 euros par personne avec un bagage de 23 kg max et un bagage à main en plus.

Par contre pour ce prix là il ne faut pas s’attendre à manger ni même boire pendant les 3h30 de vol.

Astuce économie first donc : se faire des sandwichs et prendre une gourde vide puis la remplir à l’aéroport avant le vol…

L’avion donc se sera cette fois-ci.

 

 

Le ferry

On voulait vous indiquer qu’il est également possible de se rendre en Islande en bateau. On y pense moins parce qu’évidemment ça prend un peu plus de temps mais si vous envisagez de faire un road-trip en Islande et que vous avez déjà un véhicule (et pas mal de temps), l’option ferry n’est pas à écarter…

Oui parce que vous verrez que niveau budget, ça peut monter un peu vite lorsque l’on additionne la location du véhicule et le logement sur place.

Pour les ferries donc, c’est avec la compagnie Smyril Line (il n’y a qu’elle qui fait ce trajet pour le public et avec le transport du véhicule) et les ferries partent… du Danemark (oui bah on vous a dit qu’il fallait prévoir un peu de temps…). Ils mettent 3 jours pour arriver en Islande et vous pouvez même faire un stop sur la route pour voir les îles Féroé (nous on va garder cette option dans un coin de notre tête…).

Niveau budget, forcément c’est moins cher pendant la basse saison, à savoir avant juin et il faut compter dans les 1800 euros aller-retour pour 2 (oui, on a dit moins cher mais pas gratuit hein… ça reste l’Islande).

 

 

Quand partir ?

Alors grand débat et pour ne pas vous aider, maintenant que nous sommes revenus, on dirait… « tout le temps » ?!

L’Islande est de ces pays aux paysages à couper le souffle. Les hivers islandais couvrent la terre de blanc et offrent des vues lunaires entre montagne et glace. Mais les étés, de ce que l’on a pu voir dans le milliard de photos qui circulent, semblent être verdoyants, fleuris et parfois un peu humides.

Bref l’Islande mérite d’être visitée à toutes les périodes.

Ce qui peut faire pencher la balance… ce sont les touristes (dont on fait partie, mais on est toujours content de se sentir aventurier solitaire plutôt que moutons grégaires).

Autant vous le dire tout de suite : l’Islande est sublime et ça commence à se savoir un peu.

Donc pour éviter la foule, partir hors saison reste une solution. Hors saison j’entends en dehors de la période mi-juin / fin août.

Et si en plus vous partez avant avril, vous pouvez même avoir le malheur de voir des aurores boréales. Et c’est pas dégueu dégueu.

Bref. Nous, en février, on voulait partir vite. Donc mars c’était bien. Après février quoi. (On a appris après que c’était le mois le plus pluvieux en Islande… mais il en faut bien un, hein !).

Donc s’il fallait décider d’une nouvelle période pour repartir, on choisirait peut-être la deuxième moitié de mai (pour les macareux) ou alors décembre/janvier/février (pour la neige).

Voilà. En gros donc, pour résumer : selon vos envies, il y a toujours une bonne période pour visiter l’Islande et ce pays semble magnifique à tous les moments de l’année.

 

Petit résumé des pour et contre du départ en mars (avec le recul) :

Pour :

  • Les aurores boréales : Oui on vous l’a déjà dit mais en hiver, comme il fait nuit la nuit (oui), on peut voir des aurores boréales jusque début avril. Les nuits de ciel dégagé et de prévisions positives pour les aurores (avec une lune pas trop forte), on peut attendre patiemment dehors pour les voir se mettre à danser. Et on vous jure que ça reste un des plus beaux spectacles que la nature nous ait donné à voir.
  • La neige : les paysages ne sont pas totalement blancs mais ils ne sont certainement pas verts ! et la neige s’invite encore par ci par là quand elle ne revient pas avec ses gros sabots pour affirmer que le printemps n’est pas arrivé. Et on peut vous assurer que la neige en Islande c’est magique.
  • Les heures de jour pendant la journée : alors oui, on a tendance à oublier mais l’Islande est à quelques kilomètres du cercle polaire arctique ce qui signifie que quand il fait nuit en hiver, ça ne rigole pas. En mars par contre, on a profité du jour de 7h du matin à 19h et c’est quand même bien chouette d’avoir quasi 12h de libres pour vadrouiller (et accessoirement photographier).
  • Les prix : ça reste un mois hors-saison. Les prix sont bien inférieurs aux prix pratiqués en été (petite note : ça reste l’Islande. C’est quand même cher. Mais moins.) Donc tout ce qui est location de véhicule ou logement, les prix seront encore… praticables sans y laisser les deux reins (oui un seul suffira).
  • Le monde : on en a déjà parlé plus haut, mais mars reste la basse saison, ce qui signifie qu’au delà de la zone sud qui semble plutôt très touristique tout au long de l’année, le reste de l’Islande nous a paru plus calme.

Contre (y en a pas 36…) :

  • Le froid : si vous n’aimez pas le froid, bah déjà n’allez pas en Islande mais surtout n’y allez pas non plus en mars en pensant que le printemps commence. Parce qu’en fait non…

 

 

Comment voyager sur place (et où loger) ?

Autre grand débat. On s’est interrogé sur ce point. Enfin l’idée était surtout, comment voyager sans prendre un crédit à la consommation au retour. Donc on voulait choisir le mode de voyage le plus économique mais aussi celui qui nous permettrait d’être les plus libres possible.

Et là vous vous dites, tente et camping. Mais non. Au mois de mars les campings sont encore fermés, et puis il fait FROID !

 

Quelles options sur place ?

Donc l’alternative était :

  • Voiture + guesthouse/airbnb
  • Ou Van + camping

Les nuits en guesthouse sont dans les 70-90 euros par nuit à cette période-là de l’année. Peut-être 60 si on a de la chance ? Et la location du véhicule (hors van) avec les assurances pour 10 jours, c’est à peu près pareil, dans les 700 euros (600 si on cherche bien).

Nous avons comparé les prix, hésité et finalement, ça faisait quand même bien trop longtemps que l’on n’avait pas voyagé en tant que nomades… on a donc craqué pour une location de van.

Et autant vous dire que les loueurs de van en Islande… il y a en a une bonne quantité ! On a fait une étude de marché poussée et on s’est tourné vers Campeasy qui offrait les meilleurs prix à cette période-là. Le service était très sympa (en français s’il vous plait !), le van plutôt chouette, le matériel nickel et le chauffage bien chaud !

 

Faut-il un 4×4 ?

Pendant un temps nous nous sommes interrogés sur l’utilité de prendre un 4×4 (les 13 mois avec Tikal laissent des traces…) et finalement il nous est rapidement apparu qu’un 4×4 en Islande ça n’a pas vraiment d’utilité en mars…

Le 4×4 est utile et nécessaire pour prendre les routes F qui traversent le pays, mais celles-ci sont, pour la majorité, fermées jusqu’en mai… Donc outre le fait que ça coûte plus d’argent en location et en essence… il n’y a pas de réelle valeur ajoutée.

On a donc pris le plus petit van proposé par Campeasy et même pas un 4×4 (pas de grosse infidélité à Tikal donc). Et c’était parfait !

 

 

Mais en van, on dort où ?

Pour les nuits… il faut savoir que depuis 2017, il est interdit de dormir en van dans d’autres lieux que les campings. C’est une mesure qui peut sembler absurde à certains mais on vous assure que l’on a vite compris pourquoi… Le monde !

Si chacun décide de faire son bivouac pour la nuit, d’une part ça risque d’être sur une propriété privée et c’est pas forcément cool et d’autre part ça risque de créer des attroupement sur certains parkings (avec les problèmes qui peuvent être liés comme : pas de douche, pas de toilettes… bref probablement un peu cracra). (Enfin, si on décide de sortir de la route avec son van pour s’isoler, c’est d’abord au risque de s’embourber parce que oui la terre est super molle, mais surtout au risque d’endommager la flore qui est quand même bien fragile…)

Le camping est dans les 10 euros par personne, la douche étant parfois incluse, parfois non. Certains campings sont ouverts toutes l’année et même ceux indiqués comme fermés offrent parfois une place pour se garer et une personne vient récupérer l’argent (accès aux toilettes et douches ouverts). On va vous l’avouer, on a dormi dans un camping qui s’est avéré être fermé-fermé. On a attendu que la personne passe prendre l’argent mais rien. Il faisait nuit et on ne savait pas réellement où aller sinon… donc on est resté. Toutefois, pas d’accès aux toilettes qui étaient fermées (heureusement il y avait la station-service à côté).

Le camping fut donc une bonne solution pour trouver des points de chute sur la route.

 

 

Qu’emporte-t-on en Islande ?

Quels vêtements ?

Nous sommes partis en mars et nous pensions que nos énormes doudounes étaient probablement trop épaisses et chaudes.

Bah non.

Oui parce qu’en fait en Islande, ce n’est pas tant qu’il fasse froid (quoi que) mais c’est qu’il y a un sacré petit vent qui fait geler les doigts et pleurer les yeux.

Pour un voyage en hiver donc :

  • Doudoune bien chaude !!
  • Chaussures de randonnée ;
  • Pantalon de rando (les nôtres étaient doublés en polaire à l’intérieur) ;
  • T-shirts techniques à manches longues (oui le débardeur c’est surfait…) ;
  • Polaire ou gilet ;
  • Sur-pantalon imperméable si le pantalon de randonnée ne l’est pas (c’est bien pratique pour approcher les cascades parce qu’avec le vent, on vous laisse imaginer le résultat…) : ça permet de ne pas mettre la journée à sécher ;
  • Bonnet (pour la classe évidemment) ;
  • Gants et sous gants (ils sont parfois tactiles c’est pas mal et puis on peut prendre ses photos sans perdre 3 doigts) ;
  • Lunettes de soleil ;
  • Et maillot de bain (et là je ne déconne même pas, il y a des piscines dans chaque ville ou village et des sources chaudes à travers tous le pays).

Ah et bien sûr : le matériel photo !

 

 

L’argent

Pas besoin de venir avec ses liasses d’euros, la carte bleue passe partout et tous les magasins, stations-services, restaurants… la prennent.

Il y aussi des distributeurs automatiques dans les villes.

Et le taux de change quand on y est allé était de 1 euro = 119 couronnes islandaises (ISK).

 

 

La fameuse question de la nourriture

Au-delà du logement et de la location du véhicule, il y a un autre point de dépense élevé : la nourriture.

L’Islande n’est pas connue pour ses champs à perte de vue, ce qui veut dire que la majorité des produits alimentaires sont importés (non, pas de noix de coco tombant des arbres sur les plages… oui parce qu’il n’y pas d’arbres en Islande. Enfin quasi). Donc qui dit import, dit prix qui flambent.

La solution pour beaucoup est de venir directement avec sa nourriture. Bonne idée mais on ne peut pas partir avec sa nourriture pour 1 mois. Les douanes limitent l’entrée sur le territoire à 3kg de nourriture par personne sans que cela ne puisse excéder 25.000 couronnes soit environ 200 euros (soit le prix d’environ 3 pommes achetées sur place… non je plaisante !). Autant vous dire aussi que vous n’avez pas le droit d’apporter de la charcuterie, des œufs non cuits ou du lait non pasteurisé.

Niveau alcool, c’est pareil, il faudra veiller à ce qu’on ramène, les quantités autorisées sont limitées. A titre d’exemple (parce que je trouve ça drôle et que c’est vraiment écrit comme ça sur le site de douane), on peut apporter :

  • 1 litre d’alcool fort, 0.75 litres de vin et 3 litres de bière ; ou
  • 3 litres de vins et 6 litres de bière ; ou (attention, ça c’est l’équipement pour les mecs qui partent en rando )
  • 18 litres de bières (discrètement dans le sac à dos. « Tu as prix des vêtements ? Non juste de la bière pour parer aux grosses chaleurs de l’été islandais »).

Bref, tout est rappelé sur ce site : https://www.tollur.is/english/individuals/customs/traveling-to-iceland/duty-free-imports/

Nous on n’a rien ramené, on s’est dit que les prix n’étaient pas si fous… Bon on aurait peut-être dû prendre quand même quelques trucs : riz / pâtes par exemple.

Une fois sur place, on peut faire ses courses chez Bonus notamment qui a un petit logo en tirelire (pleine mais que tu viens casser chez eux pour 2 tomates) et qui reste dans les magasins les moins chers, avec l’alternative qu’est Kronan (et je ne ferai aucune blague barbare).

Bref, ce premier article vous a surement donné envie d’en voir plus, et si on prenait la route pour l’Islande, on vous embarque, vous venez ?

 

 

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Road-Trip de 12 jours en Islande

 

Nous avons fait ce merveilleux voyage en partenariat avec Campeasy mais nous gardons toute notre liberté éditoriale sur le blog et ailleurs !

 

8 Responses

  1. Stéphanie Junak

    Merci pour toutes ces infos, ça nous sera bien utile ! Je pense qu’on optera pour la même solution que vous : le van. Hâte d’en savoir plus sur ce pays dans vos futurs articles

    • lemondedetikal

      Super, ça fait plaisir que notre expérience puisse profiter aux autres 🙂

  2. Luce

    Trop cool, ça nous donne encore plus envie d’y aller… Quand on se décidera, il faudra juste qu’on trouve une nounou à Laskar

    • lemondedetikal

      Merci ! Sinon si vous choisissez de prendre le temps d’y aller avec votre camion, il devrait y avoir de la place pour Laskar 😉

    • lemondedetikal

      Merci beaucoup, c’est gentil 🙂 Je pense que vous adorerez ce pays, c’est absolument sublime !

  3. TROTTEURS ADDICT

    Votre article nous replonge dans notre séjour du mois dernier.
    Comme vous on aimerait y retourner pour voir les macareux et à une autre période pour voir plus de neige 🙂 Vos photos sont sublimes !

    • lemondedetikal

      Merci beaucoup ! Allez, faisons ça, on y retourne et on se retrouve dans le même avion 😉 Ce pays est complétement fou, une seule visite c’est pas suffisant !

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