GUATEMALA – Acatenango – randonner à la rencontre du volcan Fuego

par | 14 Fév 2018 | Guatemala, Trek & Randonnée | 2 commentaires

Le Guatemala ce sont des couleurs, des odeurs, de l’authenticité, des pyramides mayas, des villes coloniales et puis aussi quelques belles randonnées.

Voici notre préférée.

Celle qui nous aura marqués à vie.

Et celle que vous ne pouvez pas louper au Guatemala.

Voici pourquoi.

Antigua est probablement la plus belle ville d’Amérique centrale. Cité inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO, le centre colonial est coloré, agité et plein d’odeurs.

C’est une ville qu’il fait bon parcourir pendant des jours et notamment pendant la semaine sainte, période à laquelle nous y étions. Processions et musique rythment alors le quotidien.

Mais Antigua est aussi cette cité cernée de toutes parts. Entourée de volcans qui font fréquemment vibrer ses pavés.

Agua, Acatenango et Fuego.

Agua veille sur la ville. Paisiblement inactif.

Acatenango et Fuego se font face.

C’est vers eux trois que nos yeux se tournent inlassablement lorsque l’on flane dans les ruelles de la ville.

Acatenango n’est pas entré en irruption depuis les années 70′ tandis que le Fuego porte bien son nom et rugit quoditiennement, menaçant parfois les villages alentours.

Nous décidons alors d’aller à leur rencontre.

Ces deux là nous appellent.

Nous délaissons les ferveurs de la villes pour les ardeurs de Fuego.

Un trek de deux jours.

Une nuit au sommet du volcan (pas l’actif, l’autre).

Ascension du Volcan Acatenango

Distance (aller)

km
Durée (aller)

heures
Dénivelé positif (aller)

mètres
Le réveil sonne alors qu’il fait encore nuit. C’est à deux que nous embarquons dans le minibus. Et c’est encore seulement à deux que nous rencontrons notre guide. A Soledad.

Il ne paye pas de mine : vieilles chaussures, manteau qui ne semble pas très étanche et sac en toile de jute. Etrange sac à dos.

Nous croisons le groupe précédent qui descend : short, poussière jusqu’au cou et dents qui claquent. Ils n’ont rien vu, ont pleuré de douleur à la montée et ont greloté de froid toute la nuit. Expérience inoubliable.

Nous croisons les doigts pour que la notre le soit aussi. Inoubliable. Mais d’une autre manière.

Notre guide nous prévient : le plus difficile est la première heure.

Armés de nos bâtons, nous entamons l’ascension.

Oui alors, 1h de difficulté… Moi j’aurais plutôt dit 2h voire même 5h si on veut être assez réalistes.

On part de de 2300 mètres. Déjà quand on est pas prêt ça pique un peu. Mais pour bien faire les choses, on entame directement avec une montée dans le sable.

Ca brule.

Et on enchaine sur 1.300 mètres de dénivelé postif.

En gros : ça monte bien !

On se dit que finalement on aurait bien fait une grasse matinée, ou loupé le réveil, ou chopé une tourista. Enfin un truc qui nous aurait fait éviter cette montée.

Que de toutes façons on ne verra rien si on arrive là-haut et puis qu’il reste encore 4h30. Si on arrive à tenir jusqu’en haut.

On arrive dans un champs. Une vache se fout ouvertement de nos trognes de chevaux en bout de course et de notre souffle de boeuf.

Tout va bien. Et puis on monte encore.

La forêt puis les nuages.

L’atmosphère est celte par ici. On dirait que l’on pénètre dans la forêt de Bilbo le Hobbit.

L’air se rafraichit. Mais le sol semble s’aplanir.

Ca devient agréable de marcher dans cette nature à part. On oublie nos jambes, nos genoux et on se concentre sur nos yeux. Et lorsque les nuages s’écartent, la vallée qui se dévoile est magnifique.

Après 5h30 (oui alors normalement on le fait en 5h mais je venais d’arrêter de fumer. Mes poumons m’ont dit merci.) nous atteignons enfin le campement à 3.600 mètres.

C’est à ce moment là que les nuages décident de partir et on découvre alors quelque chose qui nous fait instantanément oublier notre matinée de lutte.

C’est avec cette vue que nous allons dormir.

Nous nous installons, montons la tente et profitons. Le spectacle est éblouissant. La puissance de la nature est à couper le souffle.

On oublie tout. Il n’est plus question de froid et de douleurs. C’est juste Whaou.

Nous dinons autour du feu.

On est à 3.600 mètres.

La tête fait mal, la migraine s’installe. On boit de l’eau. Mais lorsque l’on tente de s’endormir on manque d’air et du coup on ne dort quasiment pas.

On abandonne finalement l’idée de monter au sommet à 4h du matin. Ces 300 petits mètres restant ne seront pas pour cette fois. Il faudra que l’on revienne.

Nous resterons calmement au campement.

Et nous profiterons de la nuit. Et quelle nuit !

Et finalement, nous ne dormons quasiment pas de la nuit… Nous restons éveillés à attendre que Fuego nous fasse vibrer.

Puis la nuit laisse la place à un magnifique lever de soleil sur les volcans.

Nous tentons de réaliser la chance que nous avons de vivre ces instants.

PRATIQUE

Comment y aller ?
Toutes les agences de tourisme d’Antigua proposent cette excursion.

Ne pas hésiter à faire le tour de plusieurs pour comparer les prix et négocier…

Le départ se fait depuis votre hôtel et la route jusqu’à Soledad dure environ 45minutes.

Quand y aller ?
Quand c’est autorisé ! Donc quand il n’y a pas de risque d’explosions majeures…

Au regard du moment, privilégier la saison sèche, quand il y a moins de risque de pluie et donc de nuages…

A noter : on n’est jamais certain de voir une éruption… ni même de voir le volcan… Alors penser à regarder la météo quelques jours à l’avance pour au moins éviter les risques de pluie.

Quel coût ?

Prix de l’excursion : Premier mot d’ordre : comparer. Second mot d’ordre : tenter de négocier ! Nous avons payé dans les 20 euros par personne pour cette excursion et c’était parce que nous n’avions pas de tente ni de duvet avec nous.

Le trek est réalisable par soi-même si on a tout le matériel… Il faudra alors uniquement payer l’entrée du parc à 50 Quetzals (environ 8 euros).

Où dormir ?
Planter sa tente avec vue sur le volcan !
Conseils

EAU : Il est conseillé de partir avec 4 litres d’eau par personne minimum.

EQUIPEMENT : Chaussures de marche indispensables ! Un bon pull, un manteau imperméable, un pantalon et une bonne lampe frontale pour la montée de nuit !

On vous fournit : duvet, tente, et repas. Donc prévoir pourquoi pas de quoi grignoter en plus (les repas étaient un peu légers pour nous…)

MATERIEL PHOTO : Le matériel photo c’est lourd, surtout si on a un réflex et plusieurs objectifs… On a fait le choix de ne prendre qu’un seul objectif… Surtout, pour les photos de nuit, ne pas oublier le trépied !

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