#1 – SAUVAGE : Carnets de route : Retrouvailles avec Tikal et démarrage en douceur

par | 8 Juin 2019 | Sauvage - Carnets de route, Sur la route Panaméricaine | 8 commentaires

Date de dernière mise à jour : le 9 juin 2019

Voici le premier de nos carnets de route Sauvage. Pendant ce voyage nous avons envie de continuer à écrire. Pour le travail, parce que nous avons entrepris d’être nomades digitaux, mais aussi pour nous. Et aussi bien sûr pour vous qui lisez ces lignes.

L’idée est certes de faire un documentaire photo et vidéo de ce voyage, mais le blog reste là. Et nous souhaitons l’alimenter avec ces nouveaux carnets de route.

On vous embarque donc avec nous, dans notre van Tikal, pour vivre au quotidien notre aventure sur la route.

On remonte un peu le temps pour vous parler de ce projet.

L’avant départ

Le retour du premier voyage

Pour ceux qui ne nous suivent pas sur instagram ou facebook, ceux qui nous suivent depuis les premières heures, ceux qui nous découvrent et tous les autres qui passent par ici, voici quelques mots pour résumer l’avant.

A notre retour en septembre 2017, on a eu un peu de mal à raccrocher les wagons… On en parle un peu ici d’ailleurs, de ce spleen du retour. De cette quête d’une place dans un quotidien que nous avions quitté.

Après les premiers moments de joie et de bonheur, de retrouvailles et de fromage, la routine nous a mis une belle claque !

Il a fallu penser à un nouveau projet. Pour se projeter justement. Et prendre ainsi son mal en patience.

L’idée d’un nouveau départ était là évidemment. Le van était resté à Las Vegas, il fallait aller le chercher. Mais après ces 13 mois de voyage, qui peuvent sembler des vacances pour certains (mais on vous assure que lorsque la vie sur la route devient le quotidien, on vit tout cela différemment. Ce ne sont pas des vacances mais juste notre vie sur la route), nous voulions autre chose.

Il s’agissait de donner une autre dimension à ce nouveau projet. Parce que nous avions changé, parce que nous avions évolué et surtout parce qu’il ne s’agissait plus DU voyage d’une vie. Nous souhaitons aujourd’hui vivre sur la route, à mi-temps du moins. Alterner vie sédentaire et vie nomade.

Si cela devient alors un quotidien, il faut lui donner un sens. Et pour nous, ce sens est passé par « Sauvage ».

La naissance de Sauvage

En France nous suivons l’activité de diverses associations de protection de la faune sauvage et de préservation de la biodiversité. Ce sont des sujets auxquels nous sommes très sensibles.

Nous avons donc voulu donner naissance à un projet qui ait un sens pour nous. Quelque chose qui nous parle et que l’on puisse partager. Au-delà même du seul voyage.

Sauvage a alors germé dans nos petites têtes. L’idée était de montrer le beau, mais nous ne sommes pas journalistes de la BBC, on ne peut pas prétendre à un reportage animalier. Nous voulons en plus mettre de l’humain dans notre projet. Et surtout, nous aimerions avoir une vision positive et donc montrer ce qui est fait, ce qui existe et ce qui peut encore être créé !

Il s’agit alors de montrer que l’humain peut aider la nature, réparer ses erreurs et soutenir la biodiversité. Des démarches existent, alors pourquoi pas les multiplier ?

Pendant des mois nous avons écrit des mails, envoyer des demandes de rencontres, relancé, acheté du matériel, fait des économies… Bref pendant 1 an nous avons tenté de nous préparer.

Et le jour du départ est arrivé.

Le départ

On a beau n’attendre que lui, lorsqu’il arrive on se dit que l’on ne sera jamais prêt ! Oui parce qu’il fallait penser au camion, aux pièces mécaniques, au projet, aux mails de demandes d’interview, au matériel… Et puis dans tout ça voir aussi nos familles, et accessoirement travailler pour faire un peu d’économies.

Nous avons rendu notre appartement, nous sommes devenus sans domicile fixe pendant une dizaine de jours. Nous avons voyagé entre nos familles, mangé du fromage et bu du vin.

Puis un beau matin nous nous sommes retrouvés là, à l’aéroport. Avec nos 100 kilos de bagages.

Voilà, il n’y avait plus qu’à !

Après quelques aventures aéroportuaires entre surpoids de bagages contrôle de sécurité renforcée, nous nous sommes assis pour nos 12 heures de vol.

Préparer, faire les sacs et tenter de faire tout rentrer…

Les premiers pas

Il faut d’abord réaliser. Mais ce n’est pas facile de passer du papier à la réalité. Il faut du temps.

Et même au-dessus du Groenland, alors que les nuages se dissipaient pour nous laisser apercevoir la beauté des fjords, nous ne nous rendions pas compte.

Même dans la file d’attente du contrôle d’identité (qui a bien duré 2 heures), nous ne nous rendions pas compte.

Nous nous sommes donc posés à Los Angeles puis avons pris une voiture de location pour rejoindre Las Vegas. Et Tikal.

Les retrouvailles avec Tikal

Voilà ce que nous appréhendions le plus. L’état dans lequel nous allions retrouver le van. Après 1 an et demi dans un stockage dans le désert de Las Vegas… comment allions nous le retrouver ?

C’est donc avec une petite boule au ventre que nous avons découvert le 3ème mousquetaire de notre expédition. Et autant vous dire que ce fut une bien agréable surprise ! Pas de pneus à plat, pas de rouille partout et même pas trop de poussière à l’intérieur !

Tikal a même démarré du premier coup ! Direction le garagiste pour un check-up !

Avec toutes les pièces qu’on lui a ramenées, il a de quoi repartir sur les routes rapido ! Oui, sauf que les pièces que l’on a rapportées ne sont pas toutes nécessaires… et surtout, celle qu’il faut changer (mais nous l’apprenons), n’est pas de celles que l’on avait dans nos bagages…

On se creuse la tête, on cherche sur le net, on envoie des mails et finalement on trouve la fameuse crémaillère de direction à remplacer (la notre a du jeu…).

Envoyée le lendemain de sa commande (laborieuse commande d’ailleurs, puisqu’on n’arrivait pas à payer par paypal depuis Las Vegas…), la pièce a été expédiée.

S’occuper en attendant

Nous attendons donc la pièce pour Tikal et en profitons pour nous balader dans le coin. Pas de ville au programme, nous avons envie d’évasion et de nature.

Direction alors Valley of Fire avec la voiture de location.

Ce state park est magnifique. Nous y renouons avec la roche rouge et le désert qui nous avaient tant manqué.

Nous avons d’ailleurs écrit un article sur ce parc si cela vous intéresse : Valley of Fire State Park : La nature à côté de Las Vegas.

Nous dormons la majeure partie de ces jours en bivouac au Lac Mead. C’est pratique, c’est beau et c’est gratuit !

Puis arrive le moment où nous rendons la voiture de location et nous retrouvons seuls à 3. Avec Tikal. Nous voilà dans les starting blocks !

Il ne manque plus que la pièce ! Nous l’a recevons quelques jours plus tard… Mais le chemin est encore parsemé de quelques embuches ! Difficile pour le mécanicien de retirer l’ancienne crémaillère… Et ce qui devait prendre quelques heures se transforme en : « on garde le camion cette nuit… ».

Bon donc on s’embarque pour trouver un hôtel. Et y aller à pied ! Las Vegas c’est grand et ce qui semble à côté sur la carte ne l’est finalement pas tant que ça !

Le retour se fera en UBER…

Le lendemain, on récupère enfin Tikal. Et on prend la route. Direction la Californie !!

Share This