ISLANDE – La Péninsule de Reykjanes

par | 2 Mai 2018 | Islande, Sur les routes ailleurs | 6 commentaires

 


La Péninsule de Reykjanes, bien que son nom soit peu connu, est en fait un passage obligé pour la majorité des visiteurs puisque c’est là-bas que l’on trouve l’aéroport international de Keflavik et accessoirement le Blue Lagoon, le fameux bassin d’eau bleu dans lequel on peut (chèrement) fait trempette.


C’est donc logiquement que nous commençons notre périple par là. Le guide du routard à la main, on entame notre aventure en Islande.

Temps pour parcourir la péninsule : faisable en 1 journée mais il y a de quoi faire pendant 2 ou 3 jours.

Ou dormir : nous n’avons passé qu’une nuit sur la péninsule et avons dormi au camping de Garður. Comme partout c’est environ 1500 couronnes islandaises par personne (soit 10 euros). De notre côté, les toilettes étaient fermées et les propriétaires nous ont donc indiqué que le camping était gratuit.

Pour voir notre article conseils et astuces pratiques et retrouver toutes les infos pour un road-trip en Island, c’est par là : Un road-trip de 12 jours en Islande.

 

La route jusqu’à Reykjavik

Après avoir atterri à l’aéroport de Keflavik vers 15h, on récupère les bagages puis on file prendre notre bus. Lorsque l’on n’a pas son propre véhicule, il y a deux solutions pour aller de l’aéroport de Keflavik à Reykjavik : le bus ou le taxi.

Le bus

Ce n’est pas bien compliqué, il suffit de se diriger vers le bureau de Flybus et prendre un billet si ce n’est pas déjà fait (on peut l’acheter à l’avance sur le site internet de la compagnie : https://www.re.is/flybus/)

Il existe plusieurs options : le bus qui vous dépose au terminal central de la ville ou le bus qui vous emmène directement à votre hôtel ou chambre d’hôte à Reykjavik. Le prix varie entre 24 et 35 euros par personne (oui, dès l’arrivée on comprend que l’on est en Islande).

Alternative si vous avez loué votre propre véhicule.

Si vous avez loué une voiture, les loueurs ne sont pas dans l’aéroport même mais ils vous proposent souvent soit de venir vous chercher avec leur propre navette, soit de vous offrir le billet de Flybus.

Nous avions loué notre van avec Campeasy et ces derniers offrent les tickets de bus jusqu’au terminal puis payent le taxi jusqu’à leurs locaux. Plutôt pratique !

Le taxi

Si vous prenez le taxi depuis l’aéroport, ça doit monter assez vite car il faut compte environ 40 minutes de trajet jusqu’à Reykjavik (donc pas moins de 100 euros à notre avis).

A la découverte de la péninsule : première étape Garður

Une fois le van récupéré, nous voilà parti sur les routes islandaises. Il est déjà 17h et les habitudes de vie sur la route pendant 13 mois reviennent vite. Pas de Tikal en perspective mais notre van est plutôt confortable et les sièges chauffants sont un vrai luxe ! On commence donc à réfléchir à l’endroit où l’on va passer la nuit.

Pas question de faire d’hôtel puisque l’on a un van (c’est pour dormir dedans…) mais reste à ne pas dépenser trop de sous dans les nuits… On se dirige vers le camping de Garður, tout au bout de la péninsule.

A côté du phare, un parking, des tables et des toilettes. C’est 10 euros la nuit par personne. Ça ira bien.

On entame notre frénésie de photo. Le temps est changeant. Depuis notre arrivé 4 heures auparavant, nous avons eu de la pluie, puis du ciel bleu, puis de la pluie à nouveau avant que le soleil ne revienne. Le temps est donc variable !

 

 

Quoi qu’il en soit le phare avec ces gros nuages gris derrière est juste magnifique. Stéphane rencontre ses premiers potes oiseaux islandais et c’est jusqu’à la tombée de la nuit que l’on profite du cadre.

Pas question de mourir de faim cependant et c’est au restaurant du camping que l’on expérimente nos premiers burgers islandais. Met pas vraiment typique mais le moins cher. Ce qui a l’avantage de nous convaincre !

Au moment de payer le camping on apprend que les toilettes extérieures sont fermées et que par conséquent, le camping n’est pas payant. Parfait donc, la nuit sera gratuite !

 

L’ouest de la Péninsule de Reykjanes

Au petit matin, après une nuit bien fraiche (le vent souffle un peu même la nuit et nous n’avions pas mis le chauffage à fond pensant que ca suffisait), nous reprenons la route.

Et quelle route. On est tout de suite surpris par ces paysages. Au départ on ne comprend pas réellement pourquoi et puis ça nous saute aux yeux.

Il n’y a pas d’arbre. Zero. On a pourtant déjà voyagé dans des déserts, parcouru des kilomètres sans croiser une feuille mais là ça nous saute réellement aux yeux.

Quoi qu’il en soit, les couleurs sont sublimes. L’ouest de la péninsule se parcours parfaitement en voiture : entre route goudronnée et petit chemin sans bitume, aucune difficulté avec notre van. On admire la route, les couleurs orangés et on s’arrête de temps en temps pour faire quelques photos.

Arrivés à Hafnir, accueillis par 2 chevaux, l’endroit est désert. On sort se dégourdir les jambes devant cette magnifique église. (oui c’est à ce moment là que Dana a eu un coup de cœur pour les Eglises islandaises et l’envie de les prendre toutes en photo)

Il ne pleut plus, le temps est gris mais l’ambiance n’est que plus magique : ces herbes dorées, ces chevaux dorés et cette église qui sort du sol.

On passe rapidement le pont qui relie les continents américains et européens puis on continue sur la côte.

Brimketill Lava Rock

Les falaises apparaissent. De la lave en réalité. Elle s’est refroidie au contact de l’eau. Le vent souffle et la mer semble s’agiter petit à petit. On reste là à profiter des embruns de la mer. Presque seuls. Juste avec ce petit bonhomme à côté de nous, que rien ne semble perturber.

 

Le fameux Blue Lagoon

Puis on continue la route. Direction le Blue lagoon sur la route 43.

Par curiosité.

Le blue lagoon est probablement la source chaude naturelle la plus connue d’Islande.

Naturelle oui, mais pas gratuite. Il faut compter au minimum 60 euros par personne avec le forfait le plus bas et en entrant le soir vers 21h (il faut bien réserver à l’avance sur le site). Cette formule inclut l’entrée, un masque de boue, une boisson et une serviette. Et si vous avez moins de 14 ans, bah vous avez de la chance parce que c’est gratuit.

Nous y arrivons donc vers 12h. C’est plein. Enfin le parking est plein. Finalement, à l’intérieur les gens ne semblent pas se marcher dessus, ce qui est plutôt agréable (vu le prix).

Et puis à côté du blue lagoon en lui-même, il est possible de faire une petite balade autour d’autres bassins bleus, admirer les couleurs, le paysage, la centrale géothermiques et les centaines de touristes… Bref, on fait rapidement le tour et finalement on ne regrette pas tellement de ne pas s’y être saignés, euh baignés. (vous aurez compris, on n’a pas tellement accroché même si cette eau bleue nous aurait bien appelés pour un petit plouf).

La route 42 : entre Krýsuvík et Kleifarvatn

On reprend la route 43 pour redescendre vers le sud puis suivre la route 427 vers l’est avant de remonter vers le nord avec la route 42.

Alors autant vous prévenir tout de suite, cette route, c’est notre première grosse claque visuelle du voyage.

Gígvatnsvatn

Premier arrêt devant ce petit lac d’un bleu limpide, aux bords encore gelés et qui nous offre notre premier spot pour faire voler notre drone. Le paysage est montagneux. Désert. Le vent s’est calmé. Tout est calme et magnifique.

 

Le site géothermique de Krýsuvík

Un peu plus loin sur la route, nous entrons sur le site géothermique de Krýsuvík. L’odeur de soufre vient nous chatouiller les narines et se transforme en madeleine de Proust.

Un petit air de Yellowstone règne par ici.

Le site est bien balisé, et la balade plutôt agréable entre les boues glougloutantes et les rivières bouillonnantes.

Kleifarvatn

Mais finalement c’est notre ventre qui finit par glouglouter et on se décide à s’arrêter pour un pique-nique improvisé au bord du lac Kleifarvatn.

Et la claque visuelle arrive à ce moment-là. On passe 2 bonnes heures à profiter de cet endroit, de cette vue, de cette glace sur les bords du lac et de ce vent qui souffle fraîchement. On est émerveillé par ce paysage. Cette montagne qui nous entoure, encore colorée de blanc sur ses sommets. Cette roche noire qui nous invite à un voyage dans le temps, dans un passé volcanique pas si lointain.

 

 

 

Bref. On a rêvé d’Islande. Et on n’est pas déçu.

On reprend finalement la route pour Reykjavik. Northbound (qui est une plateforme qui regroupe différentes activités et prestations dont on peut bénéficier en Islande : location de voiture, réservation de tours et autres activités ainsi que quelques infos bien pratiques : https://www.northbound.is/) nous a concocté une petite box de bienvenue et on va aller la chercher. Et autant vous dire que c’est une belle surprise ! Un petit guide, un bonnet, des moufles, des confiseries et des bonbons, on a de quoi affronter les prochains jours en Islande !

 

Mais il est temps de quitter la ville… direction : Le cercle d’or.

Et si vous voulez en voir un peu plus sur l’Islande, vous pouvez aller voir notre vidéo.

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Nous avons fait ce merveilleux voyage en partenariat avec Campeasy mais nous gardons toute notre liberté éditoriale sur le blog et ailleurs !

 

 

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